Apprivoiser le stress

Le stress n'est pas votre ennemi
undefined

On parle souvent du stress comme d'un problème à éliminer.
« Il faut que je sois moins stressé(e). »
« Je dois apprendre à ne plus stresser. »
Et si nous nous trompions de combat ?
Le stress est avant tout une réaction naturelle d'adaptation.
Face à une situation perçue comme exigeante, votre organisme mobilise ses ressources :
le rythme cardiaque peut s'accélérer, la respiration se modifier, les muscles se préparer à agir et l'attention devenir plus vigilante.
Votre corps ne cherche pas à vous nuire.
Il cherche à vous préparer.
Avant un rendez-vous important, une prise de parole ou un changement de vie, une certaine dose de stress peut même être utile. Elle mobilise l'énergie et augmente la vigilance.
Le problème commence lorsque le bouton « alerte » reste allumé, jour après jour.
Le corps se prépare à agir… mais ne récupère plus vraiment.
La fatigue apparaît. Le sommeil peut devenir moins réparateur. Les tensions s'installent. Le mental continue d'anticiper, parfois même lorsqu'il n'y a aucun danger immédiat.
Alors, faut-il supprimer le stress ?
Non.
Il s'agit plutôt d'apprendre à reconnaître son niveau d'activation et à retrouver un état plus adapté à la situation.
En sophrologie, nous travaillons notamment avec la respiration, le mouvement et l'attention portée aux sensations corporelles.
L'objectif n'est pas de devenir imperturbable.
Il est de mieux percevoir les signaux du corps et de développer des outils pour ne plus rester constamment en état d'alerte.
Aujourd'hui, posez-vous simplement cette question :
Mon stress me mobilise-t-il… ou est-il en train de m'épuiser ?
La réponse mérite parfois que l'on s'y attarde car la maîtrise de soi ne consiste pas à ne plus ressentir de stress.
Elle consiste à apprendre à reconnaître ce qui se passe en soi et à retrouver une capacité d'action.